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LES MATÉRIAUX DES BRACELETS DE MONTRES

Lors de l’achat d’une montre, on se focalise principalement sur le design du boîtier et du cadran. Pourtant, il existe un autre élément qui modifie radicalement l’allure d’un garde temps : le bracelet. Il se décline aujourd’hui dans une vaste palette de matières, en fonction du style ou de l’usage recherché. Faisons ensemble un tour d’horizon des principaux matériaux utilisés.

CHOISIR SON BRACELET DE MONTRE

Que ce soit lors de l’achat d’une montre neuve, ou pour rééquiper une montre plus ancienne, le choix du bracelet n’est jamais anodin. En effet, celui-ci doit se marier avec le style du boîtier et du cadran, mais également répondre aux éventuelles contraintes de forme et d’utilisation. C’est là que le choix du matériau employé lors de la fabrication prend son importance, car c’est lui qui détermine le confort et la longévité du bracelet. Ne manquant pas d’imagination, l’industrie horlogère propose aujourd’hui une multitude de matières que l’on peut classer en quatre grandes familles : les cuirs, les métaux, les tissus et les polymères.

DU CUIR OU DES CUIRS

Lorsque l’on parle de cuir, on pense immédiatement à du cuir de vache ou de veau. Mais pour la confection des bracelets-montres, les artisans sont capables de tanner la peau de n’importe quel animal : de la chèvre au crocodile, du crapaud au castor, presque tous les mammifères, poissons ou reptiles sont utilisables. Bien évidemment, ces peaux proviennent d’animaux d’élevage ou en surpopulation.

L'USAGE DÉTERMINE LE CHOIX

Selon que l’on porte sa montre en ville, en faisant du sport ou de la plongée, le bracelet devra être adapté à l’usage. Si les cuirs habilleront parfaitement une montre classique, ils supporteront mal la transpiration et encore moins l’eau. Les tissus permettent plus de fantaisie si l’environnement s’y prête. Les métaux peuvent être robuste et précieux à la fois. Quant aux polymères, selon leurs types, ils peuvent être ultra résistants comme fragiles, d’apparence luxueuse comme bas de gamme. Un tour d’horizon des principaux matériaux utilisés s’impose pour faire le choix le plus adapté à ses besoins.

CUIR CLASSIQUE

Qu’ils soient de veau, de vache ou de buffle, les bracelets en cuir dit « classiques » sont les plus répandus. Le veau et la vache donnent des cuirs lisses alors que le buffle est légèrement grainé. Plus l’animal est jeune, plus sa peau sera de belle qualité car elle aura subi peu de dommages. L’épaisseur du cuir et son type de tannage déterminent la résistance, la souplesse et le confort du bracelet. Une peau tannée au chrome sera plus souple mais moins résistante qu’une peau au tannage végétal. De plus, attention aux réactions allergènes avec le chrome chez certaines personnes. Enfin, ne pas oublier que tous ces cuirs ne sont pas résistants à l’eau.

CUIR D'AUTRUCHE

L’autruche est un des seuls oiseaux dont on peut exploiter la peau en maroquinerie. Très résistant, son cuir est également très souple et agréable au toucher. De plus, il évolue avec le temps, sa patine naturelle lui apportant du caractère et un vrai plus esthétique. Le cuir d’autruche se reconnait facilement à son aspect perlé et granuleux, lié à l’implantation des plumes sur son corps. Mais on utilise également la peau des pattes, composée d’une ligne de grandes écailles rectangulaires, entourées de plus petites de formes circulaires. Petit bémol pour les personnes qui transpirent beaucoup : les cuirs d’autruche de teintes claires se tacheront facilement.

CUIR DE CROCODILIDÉS

L’alligator et le crocodile sont largement utilisés par la haute horlogerie. Le vécu de chaque animal et les imperfections de sa peau rendent chaque bracelet unique. De plus, selon la partie du corps utilisée, les écailles sont différentes : carrées sur le ventre, elles deviennent rondes sur les flancs. Sur le dos, les écailles sont cornées et permettent d’obtenir des bracelets en relief encore plus typés. Au porté, le crocodile est plus souple que l’alligator. Coté résistance, il n’y a pas vraiment de différence, mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, ces cuirs ne sont pas étanches. On peut tout de même les traiter pour qu’ils résistent aux projections d’eau.

CUIR DE SERPENT

On trouve généralement trois types de cuir de serpents en maroquinerie : le python, le cobra et l’anaconda, le premier étant le plus utilisé. Ces peaux, comme celles des crocodilidés, ont du vécu et aucune ne se ressemble : leur pigmentation irrégulière offre un graphisme unique. Leur souplesse et leur finesse apportent un certain confort au porteur, et permettent de les adapter à tous les types de bracelets. Du fait de ses écailles en partie décollées, le python semble fragile. Pourtant, il n’en est rien, les écailles étant solidement ancrées dans la peau. De plus, même s’il est un peu plus cher que le veau, il reste abordable et offre un imprimé inimitable.

CUIR DE LÉZARD

Le lézard a connu son heure de gloire à partir de la fin de la seconde guerre mondiale jusqu’aux années 70. Premier cuir de reptile utilisé en horlogerie, il équipait notamment les Rolex Oyster avant d’être remplacé par le crocodile et l’alligator. Aujourd’hui on le retrouve presqu’uniquement sur les bracelets-montres destinés aux femmes. Celles-ci ont bien compris les avantages du lézard : très souple et agréable à porter, c’est le moins cher des cuirs de reptiles et l’un des plus résistants qui soit. De plus, le spectre des couleurs des cuirs tannés de lézard est quasi-illimité, permettant d’assortir facilement son bracelet à ses vêtements ou ses accessoires.

CUIR DE POISSON : REQUIN & GALUCHAT

D’une résistance inégalée, la peau de requin est épaisse et dure, et aura donc une certaine rigidité au porté. Mais c’est aussi le cuir le plus résistant aux UV et à l’eau de mer, raison pour laquelle il est choisi par les sportifs et par ceux qui ne prennent pas trop soin de leur bracelet…Le galuchat, du nom du premier artisan qui a su travailler ce cuir, est obtenu à partir d’une peau de raie. Cet animal présente la particularité d’avoir son épiderme recouvert d’une épaisse couche d’ivoire pour se protéger des prédateurs. Une fois meulé, poncé et poli, on obtient un cuir très résistant dont la surface est composée de petites cellules cloisonnées.

TISSUS

Lorsque l’on parle de bracelet-montre en tissus, on pense immédiatement au bracelet NATO. Celui-ci fut créé en 1973 à la demande du ministère de la défense britannique (British MOD), qui souhaitait doter ses soldats d’un bracelet très résistant capable de s’adapter à tous les terrains. Mais on trouve aujourd’hui d’autres bracelets tissus aux formes plus classiques, en Jean ou en Canvas par exemple. En fait, ces bracelets cumulent les avantages : étanches voire même lavables, ultra résistants, ils offrent un large choix de couleurs et de motifs. Enfin, leur tarif très abordable permet d’en posséder plusieurs et d’en changer comme de chemise.

CAOUTCHOUC

Alors que le caoutchouc ne bénéficie pas particulièrement d’une image forte, de plus en plus de marques l’utilisent pour leurs bracelets. Il faut dire qu’il possède des propriétés mécaniques excellentes : indéchirable, résistant à l’eau et à la chaleur, il est également souple et agréable au touché. Son procédé de fabrication par moulage permet en outre de lui donner quasiment n’importe quelle forme, aspect ou motif. Certains fabricants arrivent ainsi à imiter d’autres matières comme l’alligator, ou à reproduire les sculptures d’un pneu de voiture. Attention cependant à la qualité du caoutchouc, sinon le bracelet risque de se craqueler en vieillissant.

MÉTAL

Le plus souvent en acier, mais existant également en titane ou en or, le bracelet métal est le plus souvent fait de la même matière que le boîtier. Il apporte ainsi une continuité et une harmonie dans le design. On le retrouve sur les montres sportives et plus particulièrement sur les plongeuses, car il résiste bien à l’eau. Sa durée de vie est très importante vue la résistance du matériau, même s’il faut faire attention aux rayures, en particulier avec le titane. Au niveau confort, certains n’aiment pas son coté froid, et pour ceux dotés d’une pilosité généreuse, attention à la taille des maillons qui peuvent provoquer une épilation involontaire !

ENTRETENIR SON BRACELET DE MONTRE

Voici quelques conseils permettant d’améliorer la longévité des bracelets en fonction de leur matière. Pour le cuir, mieux vaut éviter de le porter pendant la période estivale car il supporte difficilement l’acidité de la transpiration. De plus, il faut le brosser régulièrement, voir le nourrir avec une crème adaptée afin de raviver sa couleur. Pour le métal, on utilise une brosse souple, de l’eau et du savon, pour retirer la poussière et les peaux mortes qui se logent entre les maillons. Puis on sèche avec un chiffon doux pour éviter les rayures. Pour les tissus, nettoyer avec du savon de Marseille en brossant dans le sens du tissage. Les NATO en nylon peuvent même passer en machine à laver, après avoir pris le soin de les enfermer dans un linge blanc, type chaussette. Concernant le caoutchouc, attention à l’exposition prolongée au soleil, qui peut faire vieillir prématurément le bracelet et causer des fissures. Le nettoyage est par contre assez simple, à l’eau savonneuse.  On l’aura compris, mieux vaut avoir plusieurs types de bracelets afin de choisir celui adapté à la saison ou à l’utilisation, ou s’orienter vers les bracelets nouvelle génération mêlant différents matériaux, pour plus de polyvalence et de confort.

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